14 mai 2008

L’UOIF critique toutes les ingérences dans la gestion de l’islam en France

posté dans Actualites |

La charge de Fouad Alaoui a visé plusieurs cibles : lors du rassemblement de son organisation au Bourget, samedi 10 mai, le vice-président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) s’en est pris aux pouvoirs publics français, aux Etats étrangers ainsi qu’à ses partenaires du Conseil français du culte musulman (CFCM). « Nous devons organiser la religion de citoyens et non pas la religion d’indigènes », a-t-il déclaré à moins d’un mois des élections qui doivent renouveler les institutions musulmanes.

« Or, nous ne sommes pas en train d’organiser l’islam de France mais l’islam en France », a-t-il déploré. « Le moment est venu pour l’Etat français d’un vrai changement dans son approche de la représentation de l’islam de France », a insisté M. Alaoui, dans une allusion à la cogestion instaurée entre le ministère de l’intérieur et les musulmans depuis 2003, date de la création du CFCM par Nicolas Sarkozy.

« Les liens affectifs avec nos pays d’origine sont importants, mais ne doivent pas exister aux dépens de notre unité de citoyens d’un même pays. Les enjeux diplomatiques doivent être étrangers à ce dossier », a poursuivi M. Alaoui, évoquant sans les citer l’Algérie et le Maroc, impliqués auprès de la Grande Mosquée de Paris (GMP) pour la première et du Rassemblement des musulmans de France (RMF) pour le second.

A ses « frères » de la GMP, M. Alaoui a demandé de « ne pas participer à la division des musulmans », allusion à l’annonce, le 3 mai, par Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris et président du CFCM, de ne pas participer au scrutin du 8 juin. Vécue par ses partenaires comme un chantage afin de conserver la présidence du CFCM, la décision provoque d’intenses tractations.

Le RMF, en position favorable, revendique la présidence du CFCM, mais ouvrira « le bureau à la pluralité pour que le Conseil demeure représentatif », nous a indiqué son président, Anouar Kbibech, qui devrait annoncer prochainement la candidature de Mohamed Moussaoui, engagé en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

M. Alaoui demeure candidat pour l’UOIF, tandis que l’un des représentants de l’islam turc en France, Haydar Demiryurek, a confirmé sa candidature. Preuve que cette institution, qui a surtout fait la preuve de son impuissance, suscite toujours les convoitises.

Source: http://www.lemonde.fr/

Cet article a été lu 2 199 fois
Ce billet à été posté par "yanis" le Mercredi 14 mai 2008 à 22 h 48 min et est enregistré sous Actualites. Vous pouvez suivre les réponse à ce billet avec ce flux RSS 2.0 . Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback depuis votre Blog.

Laissez un commentaire

Suivant »
  • Pub

  • Traduction

  • Pub

  • Suivez nous sur